16.03.2006
au dernier soir sur cette terre ...
Au dernier soir sur cette terre nous détachons nos jours
De nos arbrisseaux, et comptons les côtes que nous emporterons
Et celles que nous laisserons. Là. au dernier soir
Nous ne disons adieu à rien, et ne trouvons pas le temps pour notre fin
Tout demeure en l'état. Le lieu renouvelle nos rêves
Et ses visteurs. Soudain nous ne sommes plus capables d'ironie
Car le lieu apprêté pour accueillir le néant. Ici, au dernier soir
Extrait de : "Au dernier Soir sur Cette Terre" - Mahmoud Darwich - 1994
14:45 Publié dans Préambule | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.03.2006
Un Voyageur Fantastique ...
Je sais que cela vous paraîtra sans doute tiré par les cheveux, dis-je à elisabeth Vrba, mais si l'on me demandait:"A quoi sert un gros cerveau?", je serais tenté de répondre:"A trouver son chemin en chantant dans le désert.."
Elle dit en souriant:"Moi aussi je crois que les hominidés étaient nomades"
Bruce Chatwin - Le chant des pistes
arrangements: Mias - Photo: Michel
12:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.03.2006
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17:40 Publié dans émoi et moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.03.2006
CASIDA DE LA ALTA MADRUGADA
Cuando te acuerdes de mi cuerpo
y no puedas dormir
y te levantes medio desnuda
y camines a tientas por tus habitaciones
borracha de estupor y de rabia
en algun lugar de la Tierra
yo andare insomne por algun pasillo
careciendo de ti toda la noche
oyendote ulular muy lejos y escribiendo
estos versos degenerados.
Felix Grande
09:30 Publié dans émoi et moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.03.2006
Quand Diego rencontre Frida ..
2 janvier 1922
Parmi les papiers qui se trouvent sur la table, à la place des croquis habituels, j'ai écrit d'une écriture que je ne connais pas: "Il est six heures du matin et Diego n'est pas ici". Sur une autre feuille blanche que je n'oserais jamais utiliser pour autre chose qu'un dessin, je regarde, surprise, mon grifonnage:" Il est huit heures du matin, je n'entends pas Diego faire de bruit, aller aux toilettes, parcourir la distance qui sépare l'entrée de la fenêtre, d'un mouvement lent et grave, ainsi qu'il a coutume de le faire pour aller regarder le ciel, et je crois que je vais devenir folle". Et plus bas sur la même feuille:" Il est onze heures du matin, je suis un peu folle, Diego n'est définitivement plus là, je pense qu'il ne reviendra jamais et je tourne dans la pièce comme quelqu'un qui aurait perdu la raison. Je n'ai rien pour m'occuper, les gravures ne viennent pas. Je ne veux pas, aujourd'hui être douce, tranquille, décente, soumise, compréhensive, résignée, ces qualités que les amis louent tellement. Je ne veux pas non plus être maternelle;Diego n'est pas un grand enfant, Diego est un homme qui n'écrit pas parce qu'il ne m'aime pas et qu'il m'a complétement oubliée" ...
Extrait de "Cher Diego, Quiela t'embrasse"
Elena Poniatowska .
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